octobre 14 2011
Tentative de suicide d’une enseignante : une de trop…
C’est avec émotion et colère que nous apprenons le geste désespéré d’une collègue, dans l’enceinte de son établissement. L’émotion d’abord car il s’agit d’un acte grave, lourd de conséquences physiques et morales à venir, pour celle qui l’a commis. Il l’est également pour l’ensemble de notre communauté car ce geste signifie un profond malaise, une fragilité qui nous interpelle et mérite notre compassion et notre soutien envers cette collègue et toute sa famille.
- - La colère ensuite car ce nest pas la première fois que de tels gestes se produisent. Notre Administration et son Ministre semploient à minimiser ces évènements par des procédés que nous dénonçons et condamnons, qui voudraient que ces collègues soient victimes de leur faiblesse psychique due à des évènements familiaux ou personnels
Nous posons la question : Qui? en pleine possession de tous ses moyens, de toutes ses facultés, doté dune santé resplendissante songerait à un tel acte ?
- Lors de notre entrevue du 5 octobre dernier avec le Ministre, nous avions dénoncé laggravation des conditions dexercice de nos métiers et averti du mal être croissant et inquiétant des personnels. Le Ministre nous avait répondu que le taux de suicides dans lEducation Nationale nétait pas plus significatif quailleurs.
- Nous vous laissons apprécier et posons donc la question : combien faudra- t-il encore dactes aussi graves pour que soient enfin reconnues les difficultés croissantes du métier denseigner, la pénibilité des tâches, la déshumanisation de lAdministration et que soit pris en compte le malaise grandissant des personnels ?
Comme se plaisent à le dire certains de nos dirigeants si lEducation a un coût, nous leurs répondons : la vie de nos collègues na pas de prix.
OLIVIER Gérard
Secrétaire Général de la CFTC Education


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