mai 04 2011
Suppressions de postes dans les écoles
Au moment où l’OCDE signale la France comme le pays où le taux d’encadrement par élève est le plus faible d’Europe, nos gouvernants (enfermés dans une logique idéologique purement comptable dont l’efficacité reste à démontrer : voir conclusions !) décident de supprimer 18000 postes supplémentaires.
- Nul doute que cela va aggraver les conditions dapprentissage par une augmentation certaine du nombre denfants par classe qui avoisinera les 30 enfants pour certaines. Encore une fois, ce seront les plus défavorisés qui trinqueront puisque les enseignants devront leur consacrer moins de temps, de plus, les emplois supprimés touchent également les RASED (Réseau daide à la scolarisation des enfants en difficulté..).
En outre, les parents seront obligés de mettre leurs enfants dans des établissements plus éloignés, cela engendrera des frais supplémentaires (déplacements, restauration ).
Parmi les postes supprimés on trouve aussi ceux affectés aux enfants de moins de 3 ans, ce seront donc les jeunes parents qui vont être défavorisés, soit parce quils devront reculer leur retour à lemploi, soit parce que cela leur coutera plus cher de faire garder les tout petits.
Conséquences également sur lemploi de certaines catégories dagents : notamment les intervenants en langues étrangères dont la situation de précarité est indigne de lEtat. Ces personnels contractuels, utilisés depuis parfois 20 ans pour certains, qui ont échappé à tout plan de titularisation et se voient mettre à la rue sans autre procès parce que le ministère a jugé que (par un coup de baguette magique) tous les professeurs des écoles étaient devenus subitement enseignants en langues !..
Conclusions :
- Alors que lon voit régulièrement augmenter le nombre denfants scolarisés dans le premier degré depuis quelques années, que la tendance saffirme pour les années à venir : lEtat continuer de baisser les moyens alloués à lEcole : - 20% dans le primaire et -5% pour lélémentaire !...(chiffres Centre dEtudes Stratégiques et revue Alternatives économiques).
- A noter la baisse de 20% des effectifs de la fonction publique entre 1980 et 2010 qui met la France au même niveau que la Suède ou le Canada ayant entamé, il y a quelques années, la même démarche. Or, que constatons-nous ? les conditions dapprentissage et le niveau des élèves de ces pays sont meilleurs quen France on peut en déduire que la baisse des moyens na en rien résolu le problème en France !!!


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