mai 12 2010
Direction primaire: où en sommes-nous?
La CFTC EDUCATION NATIONALE depuis 1989, entend faire reconnaître le métier de directrice, directeur d'école primaire par la création d'un statut spécifique. Peu d'organisations syndicales ont soutenu ce projet à l'origine. Les syndicats majoritaires y étaient opposés. Le GDID, Groupement de Défense des Idées des Directeurs, association apparue vers la fin des années 90, porte elle aussi une demande de statut .
- Le GDID, Groupement de Défense des Idées des Directeurs, association apparue vers la fin des années 90, porte elle aussi une demande de statut .
Lors de chacune des nos audiences, tant avec le ministère qu'avec des parlementaires, la CFTC EDUCATION NATIONALE a défendu avec force son souhait de reconnaissance. Au fil du temps, la CFTC EDUCATION NATIONALE a ressenti de plus en plus une prise en compte de la problématique de la direction d'école chez ses interlocuteurs.
Les résultats d'une enquête d'opinion auprès des directeurs d'écoles prouvant qu'une très grande majorité souhaitaient la création d'un statut spécifique, a conduit les organisations syndicales à s'interroger sur cette direction d'école.
Mais c'est la possibilité de créer des Etablissements Publics d'Enseignement Primaire (EPEP) qui réunira dans un même refus les organisations syndicales.
Lors des journées de réflexion de GDID en octobre, la CFTC EDUCATION NATIONALE a proposé au GDID de réunir sous son nom toutes les organisations syndicales afin que chacune précise sa position sur la problématique de la direction d'Ecole Primaire. Pour la CFTC EDUCATION NATIONALE, il était temps que l'on sache qui est pour ou contre cette reconnaissance.
Accueillant favorablement cette demande, GDID organisait le 27 janvier 2010 une réunion avec les organisations syndicales. Vous trouverez ci après le texte issu de ces discussions.
Il apparaît clairement que le SNUIPP ne daigne même pas dialoguer sur ce sujet et que le seul réel point d'accord est le refus des EPEP tels qu'ils sont actuellement présentés. Il est à noter que SNUDI FO ne s'est pas associé au texte.
Pour la CFTC EDUCATION NATIONALE la réflexion doit se poursuivre. Plusieurs pistes sont à étudier. Notre Congrès d'octobre 2010, en particulier la motion sur le premier degré fixera les la démarche en faisant des choix entre :
Un statut spécifique
Un texte reconnaissant le métier de directeur
La création d'emplois de directeur
Il apparaît aussi que derrière cette problématique se trouve l'autonomie que l'on entend donner aux écoles tant dans la gestion que dans la pratique. Ce thème sera un sujet important que l'on ne pourra contourner. On pourra mesurer ainsi la volonté d'avoir à un meilleur fonctionnement de notre Ecole et par là bien sûr d'améliorer les résultats de nos élèves.
Michel TRUDEL
- TEXTE ISSU DE LA REUNION DU 27 JANVIER 2010
- Depuis des années, enquêtes et sondages (Ministère, MGEN, DGESCO, syndicats, IFOP, et.) ont prouvé:
- L'aggravation du malaise des directrices et directeurs d'école
- La désaffection continue pour cette fonction
- La difficulté de pérenniser les équipes pédagogiques et de fonder dans le temps les divers projets des écoles.
- Les nuisances et les risques que ferait courir à l'Ecole Publique, service d'éducation de proximité, la poursuite de cette situation.
Face à cela, les projets actuels d'EPEP ne répondent ni aux attentes des directrices et directeurs d'école ni à celles de l'ensemble des personnels et pourraient représenter un danger pour l'école publique.
La direction d'école, aujourd'hui, doit conjuguer, Etre et Avoir
Avoir, c'est répondre aux questions :
- de temps, en décharge, car les charges d'enseignement sont trop lourdes ;
- des améliorations de la formation initiale et continue des directeurs d'école ;
- de l'augmentation des salaires .
Etre, c'est
- clarifier et préciser les responsabilités des directrices et directeurs d'école ;
- revoir le décret de 1989, inadapté et obsolète face à l'empilement des responsabilités ; et aux évolutions de l'école dans ses relations avec les communes et avec ses différents partenaires.
- redéfinir le cadre juridique, administratif, légal de la direction d'école ;
- répondre au besoin de reconnaissance et d'identification des directrices et directeurs d'école ;
C'est en ce sens que nous demandons au ministère d'ouvrir dans les plus brefs délais des négociations sur toutes les dimensions de la direction d'école.


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